Mohammed Bellounis’s biography, fact, career, awards, net worth and life story

Intro Algerian military personnel
Was Military personnel
From Algeria
Type Military
Gender male
Birth

11 December 1912, Bordj Menaïel, Algeria

Death

14 July 1958, Ksar El Hirane, Algeria
(aged 45 years)

Star sign Sagittarius
Politics Algerian People’s Party

Mohammed Bellounis, dit Olivier par les Français, né le 11 décembre 1912 à Bordj Menaïel, mort le 14 juillet 1958 à Ksar El Hirane, est un militant du Mouvement national algérien, Il est le Général en chef de l’Armée nationale du peuple algérien (ANPA).

Biographie

Il est instruit à l’école primaire française et écrit en français et en arabe.
Selon les Mémoires d’Aït-Ahmed, il représente une version du zapatisme, le type mexicain de la contre-violence populiste et massive contre les structures de l’oppression politique et de surexploitation sociale.

Appelé dans l’armée française en 1940 au sein d’un régiment du train (transport), il est fait prisonnier en 1940 par les Allemands durant la Seconde Guerre mondiale, puis démobilisé comme sergent-chef.

Militant du Parti du peuple algérien (PPA), il participe aux manifestations du 8 mai 1945 à Sétif. Il est arrêté à plusieurs reprises et emprisonné à la prison de Barberousse.

Libéré de prison à la fin de la Seconde Guerre mondiale, fidèle partisan de Messali Hadj, il devient responsable du Mouvement pour le triomphe des libertés démocratiques pour tout l’arrondissement de Bordj Bou Arreridj.

Il adhère au parti du Mouvement national algérien et se distingue par son action contre le FLN en Kabylie, puis dans la région de Djelfa. Jouissant d’une influence dans l’arrondissement de Bordj Bou Arreridj, il gagne le maquis en avril 1955, et y crée son propre maquis. Il dispose de plus de 1 200 fusils et 40 000 cartouches, et prend la direction du « foudj Bellounis » au douar Hizr, en Kabylie. Un an après, il dispose d’un demi-millier de combattants.

Le massacre de Melouza perpétré par le FLN lui fait comprendre l’impérieuse nécessité de trouver un allié. Il se tourne donc vers les Français. Jean Combette, capitaine d’une SAS, noue les premiers contacts avec lui. Une alliance militaire est conclue : Bellounis s’engage à se rallier à la France à la condition que l’État français ne traite plus avec le FLN.

Il fonde au printemps 1957 l’Armée nationale du peuple algérien (ANPA), soutenue financièrement et militairement par le gouvernement français. Il reçoit une aide logistique qui lui permet d’étoffer son groupe armé. Avec environ 3 000 hommes, il est actif sur un secteur d’environ 80 000 km, d’Aumale à Aflou et collabore avec les parachutistes du 11 choc dirigés par le capitaine Rocolle. Devenu « général en chef » et très imprégné du modèle de l’armée française dont il est issu, il entreprend de le copier strictement à son maquis en en reprenant les grades, l’articulation et même la bureaucratie. Mais l’attitude de Bellounis ne fait pas l’unanimité dans son propre camp et certains messalistes crient à la trahison. D’après les services de renseignement français, le « général en chef », après l’installation de son PC à Diar-el-Chioukh, travaille énormément, se lève de bonne heure, s’enferme dans son bureau à 9 heures, prend son repas vers 5 heures et travaille tout l’après-midi. Il est difficile de savoir qui pénètre chez lui, car le secret est bien gardé […] II a été l’objet de plusieurs tentatives d’assassinat, mais il est bien gardé, et tout visiteur, même officier, est fouillé et désarmé avant de lui être présenté.

En 1958, sa garde rapprochée est d’ailleurs confiée à ses proches. Le « général en chef », dont les méthodes autoritaires et brutales sont bientôt connues, voit ses officiers supérieurs tenter de lui ravir son pouvoir, entraînant la désagrégation de son armée.

Son despotisme, ses exactions dressent contre lui les populations. Devenu plus gênant qu’utile, et incontrôlable, les Français décident, sur ordre du Général Raoul Salan, d’arrêter là l’expérience et de désarmer l’ANPA. Ayant abandonné son PC le 25 juin 1958, il est abattu vraisemblablement le 14 juillet 1958 au mont de Zemra (actuellement commune de Temsa) ex-douar de Ras Dabae (actuel Sidi Ameur) près de Bou Saada, par des éléments du 3 RPIMa. Si on sait qu’il était alors habillé en bédouin, montant un cheval et conduisant des chameaux, les circonstances exactes de son décès sont restées mystérieuses.

Son cadavre est exposé un peu partout. Les rescapés de l’ANPA, quelques centaines d’hommes, se réfugient dans les montagnes sous les ordres d’un chef MNA, Si Meftah, les autres vers le FLN. Ces derniers seront les premiers à êtres éliminés en 1959, au temps des purges de la fameuse « bleuite » qui a ravagé les wilayas III et IV

De fait, seuls les responsables du MNA métropolitain rendent hommage à ce combattant du messalisme, grand admirateur d’Abd el-Kader, et qui se voyait sans doute succéder au vieux leader Messali Hadj, pour prendre la tête d’une Algérie indépendante.

Voir aussi

Bibliographie

 : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

  • Benjamin Stora, Dictionnaire biographique de militants nationalistes algériens, L’Harmattan, 1985. 
  • Jean-Louis Gérard, Dictionnaire historique et biographique de la guerre d’Algérie, Éditions Jean Curtuchet, 2001
  • Vincent Nouzille, Les Tueurs de la République, 2015 , p. 29-31.

Articles connexes

  • Si Salah
You May Also Like

Jean Claude Gandur’s net worth, biography, fact, career, awards and life story

Jean Claude Gandur net worth: Jean Claude Gandur is a Swiss tycoon who has a net worth of $2.3 billion. Jean Claude Gandur made his career beginnings in oil trading in the 1970s. Once he took over the control of Addax & Oryx Group Limited, he turned his contacts in Africa into oilfields in Nigeria, as well as he established a vast network of fuel storage and distribution assets across Sub-Saharan Africa. However, the biggest deal Gandur has ever made was when he sold publicly traded Addax Petroleum to Sinopec for $7.3 billion in 2009. Only a year later, he founded Oryx Petroleum, an independent oil and gas production company with operations in Africa and the Middle East, and thus, got back to the oil game. Even though he was born to European parents, Gandur was raised in Egypt and has eventually become one of the world’s best private collections of Egyptian antiquities, as well as one of the few world-class collectors of post-War European art and ancient European artifacts. As for his private life, Jean Claude Gandur is divorced with one child.
Read More