Younès Rahmoun’s biography, fact, career, awards, net worth and life story

Intro Moroccan artist
Is Artist
From Morocco
Type Arts
Gender male
Birth

1975, Tétouan, Morocco

Age 46 years

Younès Rahmoun (né en 1975 à Tétouan) est un artiste plasticien marocain.

Études

Il obtient son baccalauréat en arts plastiques, en 1994 au lycée technique Moulay Youssef à Tanger. Il suit ensuite les cours et obtient son diplôme à l’Institut national des beaux-arts de Tétouan en 1998.

Atelier

Younès Rahmoun installe son atelier, la Ghorfa, dans un espace vide sous l’escalier de la maison familiale. C’est en ce lieu que l’artiste pense, élabore, esquisse et enfin dessine, les projets d’installations qui ne prendront réellement forme qu’au moment de l’exposition. L’espace lui-même est considéré comme œuvre et a été présenté pour la première dans un lieu d’exposition, à L’Appartement 22. Ensuite il est reproduit comme sculpture dans les montagnes du Rif, près de Beni-Boufrah.

Carrière

Les œuvres de Younès Rahmoun sont le fruit d’un travail minutieux et éminemment rigoureux. Rien dans la Ghorfa n’évoque le cliché de l’atelier d’artiste, tout y est savamment rangé, classé… projets en cours, projets à venir, projets archivés, idées de projets… Cet ordre, cette précision répondent certainement à l’espace de travail qu’il s’est imparti (à défaut de pouvoir disposer d’un autre…) et approprié (parce qu’il répond finalement à un processus de pensée…), et ne sont pas sans écho dans le travail lui-même. Il finira d’ailleurs, après avoir passé sept années (1998-2005) à penser ses œuvres dans cet « isoloir », à en faire un travail en soi, transposant l’architecture de son atelier dans une maquette au 1/20. Une manière peut-être d’inverser ainsi un processus récurrent dans son travail, puisqu’il lui faut sans cesse transposer l’échelle réduite de la feuille A4 à celle des dimensions imaginées pour l’installation, transposer la bidimentionnalité de ses projets dessinés à l’espace tridimensionnel de l’exposition. Un travail qui n’est pas sans évoquer celui de l’architecte.

Alors qu’il était encore étudiant à l’école des Beaux-Arts de Tétouan, Younès Rahmoun est intervenu sur des meules de paille en forme de petites maisons. Pour son diplôme de fin d’étude, il a choisi de présenter son travail dans une maison traditionnelle, en épousant les espaces vides de l’architecture intérieure avec ses travaux. Ces recherches autour de la forme architecturale, prendront une dimension nouvelle avec les pièces « Tamathoul » et « W’hida-W’hida » qui explorent le jeu des pleins et des vides des ouvertures, comme des portes ouvertes ou fermées sur le monde, et mettent en exergue à la fois le minimalisme (d’apparence), l’économie de moyens, la répétition des formes et l’utilisation de matériaux « pauvres » qui caractériseront ensuite tous ses travaux.

Il est question de méthode dans le travail de Younès Rahmoun, certainement, mais cette belle mécanique d’élaboration, si elle s’alimente de science et de rigueur, prend sa source dans un univers beaucoup plus immatériel. Rien n’est gratuit et innocent dans le travail de l’artiste, chaque forme, couleur et matériau utilisés, le nombre d’éléments et leur disposition… jusqu’à l’orientation même des pièces dans l’espace. C’est que chaque œuvre est plus le fruit d’un travail de méditation que d’une inspiration subite, c’est que chaque élément répété, chaque association d’objets, répond plus à une mystique qu’à un simple artifice formel.

Ainsi, l’œuvre Subha, une spirale lumineuse (qui n’est pas sans évoquer l’arabesque arabo-musulmane) composée de 99 ampoules enveloppées chacune dans un tissu blanc de linceul, concentre tant la symbolique récurrente des chiffres, de la couleur et de la matière, que l’évocation de la forme en mouvement de notre galaxie. Une œuvre qui s’élève dans une quête spirituelle intime et se transcende dans les interrogations de cultures universelles. Dans la sobre apparence de cette spirale « éclairée » se révèle une œuvre complexe et quelque peu mystérieuse, une métaphore de ce qui « habite » l’âme humaine. Un prolongement en tout cas de ce qui constitue l’univers personnel de l’artiste, de la méthode à la forme qu’elle produit, de la pensée même de l’œuvre à l’exercice de sa réalisation. Une transposition de la vie à l’œuvre (et inversement !), qui s’exprime comme une sorte de « nécessité intérieure » chez Younès Rahmoun. La petite pièce éphémère, « Sitta », qu’il réalisa pendant un séjour en camp de rétention dans le sud de la France en est un vibrant témoignage. Ainsi, durant ces six jours, il occupa l’heure de promenade qui lui était accordée quotidiennement à récolter les rares cailloux blancs mêlés au gravier noir de la cour pour en faire une « petite montagne » blanche sur le sol sombre… un moyen certainement de signaler sa présence en ce lieu, comme le linceul, qu’il utilise fréquemment dans son travail, évoque la mort pour mieux souligner la valeur de l’existence humaine dans sa forme la plus épurée.

Et si l’artiste puise dans son vécu, son quotidien, ses croyances et sa culture les éléments qui composent ses pièces, c’est pour en extraire les potentialités formelles et en explorer les références culturelles, pour en re-visiter les symboliques et les transposer comme autant de jalons, de repères invisibles mais perceptibles, dans son travail poétique et artistique.

Dessins, installations, sculptures, vidéos, le travail de Younès Rahmoun se déploie de manières multiples.

L’installation Manzil-Janna, de Younès Rahmoun acquise par le Centre Pompidou sera présentée à partir 13 juillet 2016 au sein des collections contemporaines du musée national d’art moderne (4 étage).

Expositions individuelles (sélection)

2015

. Manzil, galerie Imane Fares, Paris 10 septembre – 21 novembre 2015

2013

. Darra, Galerie Imane Fares, Paris 18 octobre 2012 – 26 janvier 2013

2007

  • Al Ana / Huna (maintenant / ici), réalisation in-situ dans la nature (montagnes du Rif) dans le cadre du projet MultiPistes .
  • Badhra, galerie Loris Talmart, Paris, France.

2005

  • Markib, Le Cube, Centre autrichien d’information, Rabat.
  • Maqbara, l’Espai d’Art A. Lambert, Xàbia, Espagne.

2000

  • Expédition n 1 Le Bout Du Monde , avec Jean-Paul Thibeau, à l’invitation de Abdellah Karroum.
  • 1999, VII (Beques Banusaidi Contra l’Amnèsia Col.lectiva), l’ermite de Beneixida (Valence), Espagne.
  • Abyad, l’espace de l’Institut français de Fès, Maroc.

2001

  • Tasbih, Passage de l’Art, Marseille, France.

Expositions collectives (sélection)

2010

  • SUD Salon Urbain de Douala, doual’art, Douala, Cameroun.

2009

  • Une proposition pour l’articulation d’œuvres et de lieux, 3 Biennale internationale AiM, Marrakech. Curateur Abdellah Karroum

2007

  • Sans Titre, musée MuHKA d’Art Contemporain, Anvers, Belgique.
  • Dessins, Projets…(3), L’Appartement 22, Rabat, Maroc.

2006

  • 1 Biennale d’Art, Architecture et Paysage des Canaries, les Îles des Canaries, Espagne.
  • Belief, 1 Biennale de Singapour, Singapour.
  • Ceramic Ideas, galerie Majke Hüsstege, Bois-le-Duc, Pays-Bas.

2005

  • Fée Maison, La Briqueterie, Ciry-le-Noble, France.

2004

  • La Biennale Dak’Art 2004, l’Exposition Internationale, Dakar, Sénégal.

2003

  • H+M =10, centre culturel De Warande, Turnhout, Belgique.

2002

  • JF_JH Individualités, L’appartement 22, Rabat, Maroc.

1999

  • L’Objet désorienté, musée des Arts décoratifs, Paris, France.

Articles connexes

  • Faouzi Laatiris

Bibliographie

  • Pensa, Iolanda (Ed.) 2017. Public Art in Africa. Art et transformations urbaines à Douala /// Art and Urban Transformations in Douala. Genève: Metis Presses.
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Steve Smith Net Worth: Steve Smith is a former American professional basketball player who has a net worth of $22 million. Born in Highland Park, Michigan in 1969, Steve Smith played college basketball close to home at Michigan State University from 1987 until 1991. He was a third-team All-American in 1990 and a second-team All-American in 1991. The Miami Heat drafted Smith with the fifth overall pick during the first round of the 1991 NBA Draft. He played with the Heat until 1994, then joined the Atlanta Hawks until 1999. Smith’s other teams include the Portland Trail Blazers from 1999 until 2001, the San Antonio Spurs from 2001 until 2003, the New Orleans Hornets from 2003 until 2004, the Charlotte Bobcats from 2004 until 2005, and the Miami Heat again in 2005. Smith was a member of the league’s All-Rookie First Team in 1992 and named an All-Star six years later in 1998. He was on the 2003 Spurs’ championship-winning team. Smith was the recipient of the 2002 NBA Sportsmanship Award and the 1998 J. Walter Kennedy Citizenship Award. He was named the Shooting Stars champion in 2011. Smith played on the U.S. men’s national team, winning a gold medal at the 2000 Summer Olympics in Sydney. He also won gold at the FIBA World Championship in 1994 in Canada and in 1999 in San Juan. After his retirement, Smith worked as a Hawks announcer and a Big Ten college basketball analyst. He has a reputation for his charity work, including the creation of the Steve Smith Scholarship for Academic Achievement at Michigan State.
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