Si Salah’s biography, net worth, fact, career, awards and life story

From Algeria 
Gender male
Birth 29 November 1928, Aïn Taya, Algeria
Death 1961, M’Chedallah, Algeria
(aged 32 years)
Star sign Sagittarius

Si Salah, de son vrai nom Ben Rabeh Mohamed Zamoum né le 28 novembre 1928 et mort au combat le 20 juillet 1961 à M’Chedallah, est un militant nationaliste algérien, colonel de l’ALN et chef par intérim de la Wilaya IV historique durant la guerre d’Algérie. Il est le frère de Ali Zamoum, lui aussi militant nationaliste de la première heure.

Biographie

Si Salah est né à Aïn Taya, près d’Alger, d’un père instituteur. Après avoir atteint le niveau du brevet élémentaire, il occupe le poste de secrétaire de la mairie d’Ighil Imoula, en Kabylie. En 1953, il est condamné pour vol et usage frauduleux de cachets officiels au profit de l’Organisation spéciale. Arrêté par les renseignements généraux et incarcéré à la prison de Tizi Ouzou, il subit la torture pendant 22 jours mais il ne parle pas. Libéré au début de l’année de 1954. Il participe aux côtés de Krim Belkacem, Amar Ouamrane et de Slimane Dehilès, au soulèvement du 1 novembre 1954. Il est activement recherché par la police française et condamné à mort par contumace par le Haut Tribunal militaire.

En 1957, il rejoint l’armée des frontières basée au Maroc, puis il est nommé adjoint du colonel Boumédiène chef de l’État-Major Général, mais il ne peut pas rejoindre ce poste. En 1958, il succède à Si Mohammed (alias colonel Bouguerra) à la tête de la Wilaya IV historique et en même temps membre du CNRA. Il fait un voyage en Tunisie pour faire parvenir aux maquis des armes et des munitions d’où il est revenu « écœuré des intrigues qui occupent les représentants du GPRA à Tunis beaucoup que le sort des maquisards qui se battent dans les maquis ».

D’avril à juin 1959, la Wilaya IV historique reste en proie à la « bleuite » : 489 cadres seront exécutés sous ses ordres, la « purge » est conduite par son adjoint militaire, Si Mohamed, alias Djilali Bounaâma.

Rencontre secrète avec De Gaulle

Au début de l’année 1960, avec les opérations intensives et meurtrières du plan Challe, Si Salah, persuadé que la guerre risquait d’être perdue si aucun secours ne parvenait de l’extérieur, ne dissimule pas devant ses troupes sa rancœur vis-à-vis du GPRA et l’armée des frontières à sa tête le colonel Boumédiène. Il charge trois de ses officiers de prendre contact avec les français pour entamer des pourparlers de paix sans l’accord du GPRA. Les discussions furent menées du côté français par Bernard Tricot et le colonel Mathon. Elles aboutissent à un accord sur la remise des armes et la destination des combattants. Pour décider leurs interlocuteurs à s’engager et pour les aider à convaincre leurs camarades des wilayas voisines, les négociateurs français conduisirent Si Salah et ses adjoints Si Mohammed et Si Lakhdar (ce dernier est très réticent), à l’Élysée le 10 juin 1960. Le général de Gaulle les reçoit avec bienveillance, mais leur annonce son intention de lancer un dernier appel au GPRA pour qu’il accepte la « paix des braves » le 14 juin. Celui-ci répond positivement, envoie une délégation à Melun du 25 au 29 juin pour préparer une rencontre entre le président du GPRA Ferhat Abbas et celui de la République française. Faute d’un accord préalable sur la remise des armes, le général de Gaulle met fin aux entretiens. Si Salah est relégué aux oubliettes. Pendant ce temps, Si Mohammed fait exécuter Si Lakhdar, puis arrêter Si Salah, qui tentait de rallier la Wilaya III historique à son initiative. Les deux hommes périssent un an plus tard.

Mort

Si Salah sera tué le 20 juillet 1961, sur une crête du Djurdjura à Maillot (aujourd’hui M’Chedallah), près de Bouira. Selon Pierre Montagnon, il a été tué par le Commando Georges, un commando de chasse de l’armée française, tandis que pour l’historienne Michèle Cointet, il a été « exécuté » par les services spéciaux français. Convoqué par le GPRA, il se rendait en Tunisie, avec une faible escorte. Ses derniers mots seront : « De Gaulle nous a trahis. C’est lui le responsable de mon sort. »

Tous les témoins algériens de la rencontre du 10 juin 1960 à l’Élysée ont disparu. Les témoins français auraient, eux, reçu ordre de se taire.

Hommages

Une école, un boulevard et une rue porte le nom de Si Salah en l’Algérie depuis l’indépendance à Boghni, Bouira et Alger.

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