Marcel Pierre’s biography, net worth, fact, career, awards and life story

Intro Frans kunstschilder (1897-1969)
A.K.A. Pierre Amédée Marcel-Béronneau, Pierre Amédée Béronneau, Pierre …
Was Painter 
From France 
Type Arts 
Gender male
Birth 1897, Bréel
Death 3 September 1969, La Ferté-Macé
(aged 72 years)

Marcel Pierre, né en 1897 à Bréel et mort en 1969, est un sculpteur et peintre français.

Biographie

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Marcel Pierre a passé son enfance à Bréel où son père était carrier. Il a révélé très vite des dons pour le dessin. Son mentor Louis Orhant, peintre-décorateur à la Ferté-Macé l’a très vite pris sous son aile, pour qu’il continue dans cette voie. Mais la guerre est déclarée en 1914. Incorporé en 1916 et blessé en octobre 1918, le sculpteur normand ne revient sur ses terres qu’en 1919. Dès lors, son œuvre sera influencée par la Grande guerre.

Marcel Pierre s’installe ensuite à La Ferté-Macé. Artiste très discret, qui n’a jamais cherché à mettre trop en avant ses sculptures, il réalisera treize monuments patriotiques sur 14-18, visibles à Bréel, à Aubusson, à Sainte-Honorine-la-Guillaume, à Messei, à Carrouges, à Lignou, à Marquéglise dans l’Oise (piédestal, bas-relief, femme/Victoire ailée, Poilus dans les tranchées, Croix de Guerre, etc) et bien sûr dans sa nouvelle ville de résidence. Le monument de Bagnoles-de-l’Orne est, lui, demeuré inachevé. Il avait été commandé par une riche demoiselle mais il n’a jamais été érigé à cause d’un grand crucifix.

Marcel Pierre a également réalisé des monuments de la Reconnaissance de la guerre dans les villes non bombardées (dont la scène de La Reconnaissance à l’église Notre-Dame de La Ferté-Macé), des sculptures, des calvaires, vingt-cinq œuvres religieuses, des tableaux et des statues, notamment à la basilique des Tourailles. Il a aussi fait quelques pierre tombales pour le cimetière de La Ferté-Macé. Au total, environ 110 œuvres de lui ont été référencées.

Le monument d’Aubusson présente quelques particularités. Réalisé en 1921 et inauguré le 13 novembre cette année là, il a été sculpté en mortier de ciment. Marcel Pierre utilisa le modelage à la main avec ce matériau, une technique assez rare qui impliquait une rapidité d’exécution et un faible coût de revient. De plus, l’artiste a inclus dans le monument de vrais accessoires tel que le fusil tenu par la main droite du Poilu.

Par ailleurs, dans l’atelier de Marcel Pierre à La Ferté-Macé, deux Poilus de 2,20 mètres de haut sont toujours présents, tandis que deux autres sont encore à Bagnoles.

Son œuvre maîtresse est, incontestablement[réf. nécessaire], le Monument de la Victoire de la Ferté-Macé, qui constitue un exemple de syncrétisme remarquable[réf. nécessaire]. Marcel Pierre ne briguait pas les honneurs, pourtant ce monument aux morts, avec une iconographie riche et très documentée[non neutre], est mondialement connu[réf. nécessaire]. Il exalte divers sentiments tels que l’Amour de la Patrie, de la Famille, le sens du Devoir, de la Ténacité, de la Solidarité, la fierté de la Victoire. Cependant, il témoigne également d’une animosité très marquée à l’égard de l’ennemi qu’il représente sous des traits franchement patibulaires que l’occupant de 1940 n’appréciera évidemment pas. Ce monument, sculpté entre 1926 et 1928, a été inauguré en octobre 1928. Le monument représente un soldat qui piétine un aigle impérial, symbole de l’Allemagne.

Aujourd’hui encore, cette sculpture, une colonne quadrangulaire avec bas-reliefs, groupes de Poilus et une famille (femme et enfants), se caractérise par la finesse des traits de ses personnages, permettant de ressentir toute l’émotion évoquée par Marcel Pierre dans son œuvre[réf. souhaitée]. Autre spécificité de ce monument, le Poilu a le visage de l’industriel fertois Maurice Retour, un jeune capitaine mort au combat parmi ses hommes durant le premier conflit mondial. Il avait été choisi comme un exemple de la jeunesse des soldats, mais aussi de par sa morale.

Sous l’Occupation allemande, le chef de la Kommandantur menaça de dynamiter le monument. Il a appelé le docteur Ernest Poulain, alors maire, mais l’élu demanda à sauter avec le monument si cette décision était maintenue. Heureusement, un compromis fut trouvé. L’officier demanda à connaître le sculpteur et ordonna que l’aigle, terrassé par le soldat vainqueur, disparaisse. C’est ainsi que Marcel Pierre fut contraint d’effacer certaines scènes, jugées offensantes par les Allemands.

Après la Seconde Guerre mondiale, l’œuvre de Marcel Pierre deviendra le symbole des deux guerres et de la Résistance.

Il réalisera les sculptures du monument de la Résistance de l’Orne à Argentan.

En 1949, Marcel Pierre s’applique à rendre au Monument de la Victoire de la Ferté-Macé son cachet d’origine. L’aigle réapparaît, foulé par le soldat, mais présenté d’une façon un peu différente. Quelques années plus tard, l’aigle disparaît à nouveau. La réconciliation avec l’Allemagne voulue par le Général de Gaulle n’en est absolument pas responsable. La raison est beaucoup plus simple. L’artiste s’était limité à faire semblant : le nouvel aigle était en plâtre, et il a tout simplement été victime des intempéries et s’est désagrégé tout seul[réf. nécessaire].

Enfin, le monument dédié aux Poilus de la Première Guerre mondiale que l’auteur a réalisé pour son village natal, Bréel, est considéré comme le plus original et le plus vivant au niveau national[réf. souhaitée]. Ce monument aux morts n’est d’ailleurs pas la seule œuvre que Marcel Pierre a réalisé pour Bréel. Dans l’église Saint-Pierre-et-Saint-Paul de la commune, est scellée au mur une plaque commémorative en bas-relief représentant un Poilu gisant orné de feuilles de chêne et d’olivier, ainsi que d’une Croix de Guerre.

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Bibliographie

  • M. (A.), “Le monument à la mémoire des victimes de guerre”, dans Bulletin Municipal d’Aubusson, janvier [réf. insuffisante], n° 11, sans pagination.
  • Bourdin (Gérard), Les monuments aux morts de l’Orne. Pour le deuil ou pour l’exemple ?, n°spécial de la revue Le Pays-Bas-Normand, n° 203, 3e trimestre [réf. insuffisante], p. 69, 77.
  • Mercier (Adrien), “Marcel Pierre Sculpteur 1897-1969”, dans Bulletin Municipal d’Aubusson, janvier [réf. insuffisante], n° 47, sans pagination.
  • Ruppé (Jean-Christophe), “1914-1918, mourir pour la France : l’exemple du canton de Flers”, dans Bulletin de la Société Historique et Archéologique de l’Orne, décembre [réf. insuffisante], tome 128, n° 4, n° spécial Les deux guerres mondiales dans l’Orne. Histoire et mémoire, p. 55-104.
  • Louvel (Michel), “Marcel Pierre, artiste fertois – De méconnu à reconnu”, 2011.

Liens externes

  • « l’association Les Amis de Marcel Pierre prépare un circuit découverte », sur www.lepublicateurlibre.fr
  • « Marcel Pierre, le sculpteur fertois oublié », sur www.lornecombattante.fr
  • « Marcel Pierre, un artiste fertois »

Références

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