| Intro | Spécialiste du logement indigne |
| Is |
Activist Politician |
| From |
France Algeria |
| Type |
Activism Politics |
| Gender | male |
| Birth | 20 May 1960, Tunisia, Tunisia |
| Age: | 60 years |
| Star sign | Taurus |
Fathi Bouaroua, né le 20 mai 1960 à Tunis, est un militant de Marseille, actif dans la lutte contre le logement indigne. Il a notamment été directeur de la Fondation Abbé Pierre PACA.
Origines, enfance et jeunesse
Arrivé de Tunisie à Marseille, à l’âge de 6 mois, de parents algériens, Fathi Bouaroua grandit dans les bidonvilles de la ville : La Timone, la Cité Bassens, les Lilas. Dès le lycée et l’université, il a des engagements syndicaux et militants. Dans sa jeunesse, il est actif dans la radio libre et associative Radio Galère.
Carrière et engagements
Après ses études, Fathi Bouaroua s’engage dans le social, et travaille comme éducateur de rue dans le quartier Belsunce auprès de jeunes en grande difficulté. Il fonde, avec des habitants, le centre social de Belsunce, en 1982. Il devient ensuite directeur d’un centre social dans un quartier enclavé des quartiers nord d’Aix en Provence . En 1984, il assume la direction, sans salaire, du centre social Belsunce, qui avait fermé à cause de difficultés financières. Il prend ensuite un poste auprès de l’association lyonnaise ALPIL, créée pour défendre les travailleurs immigrés logés dans les hôtels meublés de Lyon. À la suite de cette expérience, il crée à son tour, en 1992 l’association AMPIL (Agence Méditerranéenne Pour l’Insertion par le Logement). Fathi Bouaroua est, de 2006 à 2017, directeur de la Fondation Abbé Pierre en région PACA, où il expérimente le dispositif SOS Taudis. Fathi Bouaroua est désormais co-président de la communauté Emmaüs Pointe Rouge à Marseille. Il siège au Conseil économique, social et environnemental régional de la Région Paca. À la suite de l’effondrement des immeubles rue d’Aubagne à Marseille, le 5 novembre 2018, il s’engage dans le collectif du 5 novembre.
Prises de positions publiques
En 2008, Fathi Bouaroua condamne les villes les plus riches de la Région PACA, qui choisissent de payer des amendes plutôt que de construire des logements sociaux. En 2011, à l’occasion des Etats Généraux du Logement, Fathi Bouaroua appelle à une nouvelle politique du logement social et dénonce le désengagement politique en matière de logement. En 2016, il interpelle Emmanuelle Cosse, alors ministre du logement et de l’habitat durable et le préfet Stéphane Bouillon, quant aux problèmes liés à l’aide d’urgence à Marseille, et à la situation de grande misère qu’il dénonce dans les Bouches du Rhône. En 2018, Fathi Bouaroua soutient le développement numérique du journal La Marseillaise, dans l’optique de rendre accessible les informations à tous, mais aussi de soutenir des relais médiatiques pour les engagements des plus démunis. En 2018 toujours, à la suite des effondrements d’immeubles de la rue d’Aubagne à Marseille, Fathi Bouaroua diffuse une lettre ouverte inspirée du “J’accuse” d’Emile Zola, pour dénoncer les responsabilités des personnalités et des instances politiques (municipalité, état, agence régionale de santé, SCHS), mais aussi des compagnies d’assurance, dans ces drames qui ont causé la mort de 8 personnes. Le 14 novembre 2018, quelques jours après ce drame, il avait d’ailleurs été reçu par la mairie, avec d’autres responsables associatifs, pour évoquer la politique de la ville en matière d’habitat indigne. Avec des centaines de marseillais indignés par la situation, il dénonce publiquement l’annulation du conseil municipal. Il dénonce une politique d’éloignement des plus pauvres créant des ghetto. Face au mal-logement à Marseille, il envisage la solution des réquisitions d’immeubles vacants (33 218 sont recensés en 2015 sur la ville), qui coûterait moins cher que des nuits d’hôtel que paie la municipalité. Il interpelle également sur les difficultés financières des propriétaires de copropriétés dégradées, qui ne sont pas en mesure de faire les travaux dans les logements insalubres. En 2019, il lance, avec l’association Didac’Ressources, un jeu de société inspiré du Monopoly, le Taudis-Poly de Marseille, pour interpeller l’opinion publique sur la gravité de la situation du logement indigne à Marseille.