| Is |
Politician Judge |
| From | Algeria |
| Type |
Law Politics |
| Gender | male |
| Birth | 2 January 1957, Gouraya, Tipaza, Algeria |
| Age: | 63 years |
| Star sign | Capricorn |
Belkacem Zeghmati né le 17 juillet 1957, est un homme politique algérien. Il est ministre de la Justice et Garde des Sceaux algérien depuis le 1 août 2019.
Biographie
En 2007, il est nommé procureur général de la cour d’Alger.
Pendant l’été 2013, il lance des mandats d’arrêt internationaux contre Chakib Khelil, ex-ministre de l’Énergie, son épouse et leurs deux enfants.
En septembre 2015, au cours d’un mouvement de magistrats décidé par le président Abdelaziz Bouteflika, il est limogé et démis de ses fonctions de procureur général de la cour d’Alger. Les mandats d’arrêt sont révoqués en 2016 pour vice de procédure et Khelil retourne au pays.
Dans le contexte des manifestations de 2019 en Algérie, il est renommé procureur général de la cour d’Alger le 16 mai 2019.
Le 31 juillet 2019, il est nommé ministre de la Justice et Garde des Sceaux par Abdelkader Bensalah, le chef de l’État algérien par intérim. Il remplace alors Slimane Brahmi qui vient d’être limogé. Cette nomination est jugée inconstitutionnelle, l’article 104 de la Constitution interdisant au chef de l’État de remanier le gouvernement.
Controverses
Entre 2011 et 2012, il est ébranlé par plusieurs affaires judiciaires comme celle du Port d’Alger où des entrepreneurs algériens ont été condamnés à la prison sans avoir bénéficié d’un procès équitable. L’un d’eux, innocent, est même mort en prison.
Il est également critiqué pour les conditions désastreuses des détenus, notamment ceux du Hirak algérien, des détenus d’opinions et de ceux qui ont porté le drapeau Amazigh. Il est question d’absence de jugements, de jugements anti-constitutionnels ne respectant pas les libertés individuelles et collectives ainsi que de tortures subies dans les prisons.
Zeghmati est également lié d’une manière directe ou indirecte aux violences subies par les magistrats fin octobre 2019. Ils dénonçaient la « mainmise du pouvoir exécutif sur le pouvoir judiciaire ». Ils exigeaient l’indépendance et l’impartialité de la justice des magistrats pour ainsi éradiquer la « justice du téléphone » du paysage judiciaire algérien. Malheureusement, ce mouvement n’a pas abouti suite à la répression subie par les magistrats et à l’accord trouvé entre le syndicat de magistrats et le ministère de la justice. Des magistrats se sont plaint de cette décision de leur instance représentante et beaucoup d’observateurs reprochent au syndicat d’avoir cédé aux chantages du ministère de la justice.