| Intro | Officier de l’infanterie coloniale française |
| Was | Military personnel |
| From |
France Algeria |
| Type | Military |
| Gender | male |
| Birth | 1923, Avignon, France |
| Death |
1959, Algeria, Algeria (aged 36 years) |
Le capitaine Antoine Dominique Biancamaria, né le 23 janvier 1923 à Avignon, dans le Vaucluse, et mort le 11 février 1959 en Algérie, est un officier de l’infanterie coloniale française.
Jeunesse et formation
Antoine Dominique Biancamaria est né le 23 janvier 1923, à Avignon, dans le Vaucluse. Son père y était capitaine du 58 régiment d’infanterie avant d’être affecté au 173 régiment d’infanterie en Corse.
Après de bons résultats à l’école primaire, il intègre sur concourt le prytanée national militaire de la Flèche en 1935. Il quitte l’école en juillet 1940 et part en Corse où il apprend la captivité en Allemagne de son père, capitaine du 2 bataillon du 173 régiment d’infanterie.
Le 22 avril 1941, sa mère décède d’une maladie grave. Il élève alors seul sa petite sœur Anne-Marie et son frère cadet de un an Jérôme, jusqu’au retour de son père en janvier 1942.
Il obtient une bourse pour suivre de 1942 à 1943 des études à l’école coloniale du lycée de Thiers, à Marseille.
Ses débuts dans l’armée
Le 3 septembre 1943, après la libération de la Corse, Antoine Biancamaria s’engage dans l’infanterie coloniale et part pour Alger, où il est affecté au 10 régiment de tirailleurs Sénégalais. Il y finira sa formation militaire.
Il devient successivement caporal, puis caporal-chef, et enfin sergent avant d’être admis en novembre 1944 à l’école militaire interarmes de Cherchell. Il en sort aspirant en juin 1945 et rejoint la 1 armée française en Allemagne.
Affecté au 6 régiment d’infanterie coloniale de la 9 division d’infanterie coloniale, il part le 26 octobre 1945 pour l’Extrême-Orient avec son régiment.
Il participe à toutes les opérations de son unité en Cochinchine de novembre 1945 à février 1946, et au Tonkin de mars 1946 à janvier 1948.
Nommé sous-lieutenant d’active le 10 juin 1947, il est rapatrié en juin 1948 après 27 mois de séjour.
Blessé au combat, il obtient cinq citations et reçoit le 25 décembre 1948, la croix de chevalier dans l’ordre de la Légion d’honneur à 24 ans.
Il est affecté du 16 juin 1948 au 12 février 1949 au 3 régiment de tirailleurs sénégalais en Tunisie. Il est nommé lieutenant le 10 juin 1949 et effectue un deuxième séjour en Extrême-Orient du 13 juillet 1949 au 21 octobre 1951. Il rejoint le centre Annam, prend le commandement d’une compagnie du 21 régiment d’infanterie coloniale.
Cette compagnie est spécialisée dans les raids en zone ennemie. Il est à nouveau blessé et obtient trois nouvelles citations dont une à l’ordre de l’armée.
Après son rapatriement, il rejoint le 3 régiment d’infanterie coloniale en région parisienne et prépare le concours d’entrée à l’école d’État major dans laquelle il est admis de juillet 1953 à juillet 1954.
Il s’agit de sa seule affectation en France métropolitaine. Il est promu officier de la Légion d’honneur le 21 juillet 1955 à 31 ans. À l’issue de son stage à l’école d’état major, il est affecté à l’État-major de la 25 division d’infanterie aéroport, et participe sous le commandement du général Gilles aux premières opérations de la guerre d’Algérie en décembre 1954 et janvier 1955.
Le 21 février 1955, il est envoyé par voie aérienne à Dakar et est affecté à l’état-major de la 3 brigade à Bamako. Il est nommé capitaine le 1 octobre 1955. Il rejoint la 4 brigade à Niamey, puis est envoyé dans l’Est saharien, aux confins nigériens, à Dirkou, où il séjourne du 27 mai 1956 au 4 septembre 1957. Il est chargé de la construction d’une piste d’aviation qui est encore utilisée de nos jours et a notamment servi de base logistique lors des premiers rallyes Paris-Dakar.
Rapatrié en septembre 1957, il est affecté au 8 régiment de parachutistes coloniaux (devenu 8 R.P.I.Ma.), le 1 décembre 1957.
Il prend le commandement de la 2 compagnie du régiment. Il participe à toutes les opérations de son régiment et a l’honneur d’être désigné pour défiler avec sa compagnie le 14 juillet 1958 à Paris.
Mort
Tué en opérations à la tête de sa compagnie le 11 février 1959, il meurt d’une balle près du cœur. Déclaré « mort pour la France », il reçoit une citation à l’ordre de l’armée. Il est proposé par son corps pour une promotion posthume, au grade de commandeur de la Légion d’honneur, mais considéré comme trop jeune, cette distinction lui est refusée.
Décoration et hommage
Il est Chevalier de l’Ordre national de la Légion d’honneur et déclaré “Mort pour la France”.
Une rue porte son nom dans la ville de Vandœuvre.
Du 22 mai au 14 octobre 2003, une exposition sur lui a eu lieu à St Cyr Coëtquidan.
Son nom figure sur le monument aux morts de la ville de Villanova, en Corse.
Son nom figure également sur la stèle commémorative de la Guerre d’Algérie, à Ajaccio.
Promotion du capitaine Biancamaria
La 41 promotion de l’école militaire interarmées (2001-2003) s’est appelé promotion “Honneur au Capitaine Biancamaria”.
Le chant de cette promotion est intitulé “Capitaine Biancamaria”.