Adrien Conus’s biography, fact, career, awards, net worth and life story

Was French Resistance fighter
From France
Russia
Central African Republic
Type Activism
Military
Gender male
Birth

23 April 1900, Moscow, Russia, Russia

Death

1 September 1947, Bangui, Central African Republic, Central African Republic
(aged 47 years)

Star sign Taurus
Education
École spéciale des travaux publics, du bâtiment et de l’industrie
Awards
Croix de guerre des théâtres d’opérations extérieures  
Knight of the Legion of Honour  
Companion of the Liberation  

Adrien Conus, né le 23 avril 1900 à Moscou, décédé le 1 septembre 1947 à Bangui, est un officier français.

Biographie

Né à Moscou en 1900, il gagne la France avec ses parents lors de la Révolution russe de 1917. Ingénieur des travaux publics, il est diplômé de l’École des travaux publics en 1923. Lors de son service militaire, il participe aux combats du Maroc de 1924 à 1926. Ingénieur des travaux publics à Bangui, il est mobilisé comme sergent-chef de réserve en septembre 1939. En août 1940, il participe au ralliement de l’Oubangui-Chari et s’engage dans les Forces françaises libres. Promu sous-lieutenant en 1941, il rejoint le corps franc du 2 bataillon de marche de l’AEF (BM2) du colonel Robert de Roux, créé le 1 novembre 1940 à Bangui, où il est sous les ordres de Pierre-Louis Bourgoin.

Au début de janvier 1941, il quitte Bangui avec le BM2 pour le camp de Qastina, en Palestine, et prend part, en juin suivant, à la campagne de Syrie, où il mène des opérations remarquées avec son corps franc à Abou, Atriss-Kaden et Nébec.

En mai 1942, ses qualités d’ingénieurs lui permettent d’améliorer les patrouilles motorisés en montant sur les Bren Carrier britanniques un canon de 25 mm français. Elles ont infligé de lourdes pertes aux véhicules allemands dans la guerre du désert. Il participe notamment aux combats d’El Michellé et d’El Tellin. Lors de la bataille de Bir-Hakeim, il brise grâce à ses Bren Carrier tous les assauts blindés germano-italiens dans son secteur. Lors de la sortie du 11 juin, son véhicule est détruit par un anti-char, et lui-même est blessé à l’épaule par une balle.
Puis il passe à l’Experimental Work Shop du Middle East, où il met au point le canon « Conus Gun », un 75 mm français monté sur le châssis d’un camion, qui équipe deux pelotons de la bataille d’El Alamein à la campagne de Tunisie

En avril 1943, il rejoint le 1 régiment de marche de spahis marocains, au sein duquel il prend part à la campagne de Tunisie. Toutefois, un éclat d’obus le blesse au pied.

Parti en octobre 1943 pour Londres, où il passe une brève convalescence, il rejoint les parachutistes SAS du colonel Bourgoin. Au début de juin 1944, sous le pseudonyme de « Volume », il est parachuté dans l’Ain puis rejoint le maquis du Vercors, où il sert sous les ordres du colonel François Huet. Volontaire pour une mission de liaison avec le maquis de l’Oisans, il est capturé avec plusieurs camarades le 23 juillet, torturé et conduit à Saint-Guillaume (Isère), mais il parvient à échapper à son peloton d’exécution en se jetant dans un ravin et en se cachant dans un trou recouvert de feuilles. Il parvient à rallier le maquis de l’Oisans, où il fait son rapport, puis retourne vers le Vercors, où il participe aux combats du maquis du Dauphinois.

Nommé chef de bataillon en septembre 1944, il prend part à la campagne d’Allemagne au sein du commando A220 du colonel Duclos, qui intervient derrière les lignes ennemies.

Après la capitulation allemande, il rejoint l’Indochine, où il met en place le commando Conus, une unité parachutiste. Sa santé déclinant en mars 1946, il quitte l’Indochine au début de juillet et rentre en France. Nommé lieutenant-colonel, il part en mai 1947 pour l’Afrique, où il est nommé inspecteur des chasses pour l’Afrique équatoriale française. Malade, il décède à l’hôpital de Bangui le 1 septembre 1947.

Décorations

  • Chevalier de la Légion d’honneur
  • Compagnon de la Libération – décret du 13 juillet 1945
  • Croix de guerre 1939-1945 (5 citations)
  • Croix de guerre des Théâtres d’opérations extérieurs avec palmes
  • Médaille de la Résistance avec Rosette
  • Médaille coloniale avec agrafe « Maroc »
  • Médaille des évadés
  • Distinguished Service Order (Royaume-Uni)
  • Commandeur de l’Ordre du Million d’Éléphants et du Parasol blanc (Laos)

Bibliographie

  • Vladimir Trouplin, Dictionnaire des compagnons de la Libération, Elytis, 2010
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