Abdelmoumen Diouri’s biography, net worth, fact, career, awards and life story

Intro Moroccan politician (1938-2012)
Was Politician 
From Morocco 
Type Politics 
Gender male
Birth 20 February 1938, Kenitra, Kénitra Province, Gharb-Chrarda-Béni Hssen, Morocco
Death 16 May 2012, Rabat, Rabat (Prefecture), Rabat-Salé-Kénitra, Morocco
(aged 74 years)

Moumen Diouri, né le 20 février 1938 à Kénitra et mort le 16 mai 2012(à 74 ans) à Rabat, est un des rares opposants exilés du Maroc à avoir prôné une république en son pays, et un écrivain d’expression française.

Biographie

Origines

La section « Biographie » de l’article consacré à son père fournit des informations sur ses origines (au sens large).

Enfance et formation

Moumen Diouri, né à Kénitra le 20 février 1938, pendant le protectorat français au Maroc, tient son prénom de la prison d’Aïn Ali Moumen, près de Settat, où son père nationaliste, Mohamed, avait connu sa première incarcération, quelque temps avant sa venue au monde.

Vie de famille

Lors de sa période d’exil en France, Moumen Diouri épouse une Cambodgienne avec laquelle il a eu des enfants.

Du militantisme de gauche à l’islamisme

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En 1955, revenant au Maroc après la victoire d’Ahmed Ben Bella, Moumen Diouri découvre que sa famille cachait chez elle le cheikh el-Arab, de son vrai nom Ahmed Agouliz.

Le 13 juin 1963, sous le règne de Hassan II, il est arrêté par Ahmed Dlimi, le chef adjoint à la sûreté. Transporté à la base américaine de Kénitra afin d’y être interrogé sur le vol d’armes commis sur la base, il séjourne ensuite à Dar el-Mokri — ancienne demeure du vizir el-Mokri décédé sous Mohammed V — où il subit différentes tortures.

À partir de 1971, il vit en exil en France, où il devient un réfugié politique trois ans plus tard

Le 20 juin 1991 il est expulsé vers le Gabon par François Mitterrand qui d’après ce dernier aurait « multiplié les infractions ” à plusieurs reprises. Pour le chef de l’Etat de l’époque « il est arrivé un moment où la limite est atteinte et l’expulsion décidée ». Il avait rappelé que les réfugiés politiques avaient des devoirs de réserve. Cette expulsion, donna lieu à plusieurs manifestations, notamment à gauche et au Parti socialiste en particulier.

En savoir plus sur https://www.lesechos.fr/25/06/1991/LesEchos/15915-114-ECH_francois-mitterrand-justifie-l-expulsion-de-abdelmoumen-diouri.htm#KVMDw5o86U2RBeKw.99

Sous Mohammed VI, en septembre 2006, il rentre au Royaume. Son retour, prévu en 2004 alors qu’il avait obtenu un passeport marocain, ne se fait finalement qu’en 2006 en raison de « tracasseries » administratives françaises, liées à son statut de réfugié politique.

Décès

Décédé des suites d’un cancer à Rabat[réf. souhaitée] le 16 mai 2012, à l’âge de 74 ans (soit six ans après son retour d’exil), Moumen Diouri est enterré le lendemain au cimetière du quartier Al Moustaâjal de sa ville natale en présence de proches, d’anciens résistants, de membres de l’armée de la Libération, de militants politiques, etc.

Ouvrages

  • Réalités marocaines : La Dynastie alaouite, de l’usurpation à l’impasse, Paris, Albatros (réimpr. 1987) (1re éd. 1972), 225 p.
  • Réquisitoire contre un despote : Pour une république au Maroc, Albatros (réimpr. 1991) (1re éd. 1972), 225 p.
  • Chronique d’une expulsion annoncée, Paris, L’Harmattan, 1991, 125 p.
  • À qui appartient le Maroc ?, L’Harmattan, 1992, 270 p.
  • Mémoire d’un peuple : Chronique de la Résistance au Maroc, 1631-1993, L’Harmattan, 1993, 408 p.

    Notes et références

    Voir aussi

    Articles connexes

    • Union nationale des forces populaires (ancêtre de l’Union socialiste des forces populaires)
    • Islamisme

    Bibliographie

     : document utilisé comme source pour la rédaction de cet article.

    • Marguerite Rollinde, Le Mouvement marocain des droits de l’Homme : Entre consensus national et engagement citoyen, Paris, Karthala, 2002, 506 p. (ISBN 9782845862098), p. 117 et 186

      L’auteur est une « politologue spécialiste du Maghreb. » Cf. « Marguerite Rollinde », sur Bibliomonde, Paris (consulté le 23 novembre 2014).
    • Amale Samie, « Moumen Diouri, dernier des exilés politiques, rentre au pays : “Je ne regrette rien” », Maroc hebdo international, Casablanca, no 620,‎ du 24 au 30 septembre 2004(lire en ligne)
    • « Moumen Diouri, le retour », Jeune Afrique, Paris,‎ 12 octobre 2004(lire en ligne)
    • Samir Achehbar, « Moumen Diouri : Le démon du passé », Telquel, Casablanca, no 240,‎ du 23 au 29 septembre 2006(lire en ligne)
    • Mohamed Ali Mrabi, « Moumen Diouri : Une icône de la gauche », L’Économiste, Casablanca, no 3786,‎ 18 mai 2012(lire en ligne)
    • Mohamed Taieb, « Le compagnon de lutte de Ben Barka est décédé à l’âge de 74 ans : Kénitra rend un dernier hommage à Moumen Diouri », Libération, Casablanca,‎ 19 mai 2012(lire en ligne)

    Liens externes

    • Notices d’autorité : Fichier d’autorité international virtuel • International Standard Name Identifier • Bibliothèque nationale de France (données) • Système universitaire de documentation • Bibliothèque du Congrès • WorldCat
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